Mes chers amis, laissez-moi vous raconter une histoire qui peut se généraliser.
Un chirurgien esthétique, d’origine étrangère, que nous allons appeler Pierre *, sur une ile française dans les Antilles, exerce son métier, sous le statut de Faisant Fonction d’Interne (FFI), payé peu (même si ses capacités sont exceptionnelles) depuis de nombreux mois, en milieu hospitalier public, et ce sans aucun problème.
Pierre (qui vit seul) mène une vie saine, se partageant entre sa petite chambre, l’hôpital, et les magasins pour effectuer quelques courses alimentaires.
Son épouse vit en métropole, seule dans une grande maison, travaillant au sein d’un ministère prestigieux, et donc spécialement assermentée.
Pierre voit un nombre important de patientes, lesquelles se sont fait refaire la poitrine (en réduction ou en augmentation mammaires), la « culotte de cheval », le ventre, le nez, … .
Pierre vit une existence simple et paisible, jusqu’au jour où une patiente se plaint auprès de la direction de l’hôpital que ce chirurgien qui n’a, jusqu’à présent, fait l’objet d’aucune plainte, d’avoir été victime d’attouchements ou de frottements inhabituels (?).
Que la première patiente mécontente d’expliquer qu’elle venait de se faire opérer des seins, dans le cadre d’une augmentation mammaire, et de douter des intentions médicales dudit chirurgien lorsque, dans le cadre d’un suivi post opératoire, ledit médecin lui « touchait les seins…« .
La direction de l’hôpital devait (sans avoir préalablement recueilli les observations du chirurgien) devait, devant la patiente mécontente, condamner verbalement le médecin devant la patiente et interroger d’autres patiente que le médecin avait préalablement déjà traiter.
Que deux autres patientes devaient également se plaindre, sans décrire les mêmes accusations, voire pire, l’une d’elles, de faire savoir qu’elle aurait été « agressée » par ledit médecin devant sa mère, présente lors de la consultation post opératoire!!.
Sans aucune forme de procès, et avant même d’avoir été mis en examen à la suite des plaintes déposées au commissariat, l’hôpital devait rédiger, et faire signer, une lettre de démission au chirurgien qui ne comprenait rien à ce qui se passait.
Avec une diligence inhabituelle, ce médecin a été entendu par les services de police dans le cadre du régime de la garde à vue, puis renvoyé devant une juge d’instruction laquelle, après quelque minute, devait le mettre en examen avec mandat de dépôt.
Devant le Juge de la Liberté et de la Détention, il a fallu expliquer qu’il pouvait bénéficier d’un contrôle judiciaire en métropole, à son propre domicile avec son épouse, laquelle avait été interrogée, téléphoniquement, tant sur les capacités d’accueil du médecin à son domicile (?), que les relations intimes que le couple pouvait avoir (?).
Le contrôle judiciaire a été accordé, le chirurgien a pu rentrer en métropole, chez lui, mais avec interdiction absolue de travailler, demeurant le fait que, de par sa spécialité, il est en constante relation avec des patientes!.
Les faits et la mise en examen ont eu lieu, il y a….presque quatre ans!.
Depuis, trois juges d’instruction se sont succédés, des trois plaignantes, deux se sont désistées et la « seule qui reste« , après une confrontation en visio, a été déstabilisée face à la réalité des faits !.
Après presque quatre ans d’instruction, la troisième et la dernière juge en charge du dossier nous fait savoir qu’ils ont réussi à obtenir deux ou trois nouvelles plaintes (??) avec de nouvelles confrontations à venir, mais toujours sans fixer de dates d’audience.
Pendant ce temps, le médecin, qui ne comprends toujours pas le pourquoi ce qui lui arrive, n’exerce plus depuis presque quatre ans, ne perçoit aucune rémunération depuis presque quatre ans, et a développé un cancer, dont les spécialistes indiquent qu’il serait lié aux accusations dont il est victime !.
Aussi, et en conclusions, je dirais à nos amis médecins de copier leurs confrères américains, et de filmer leurs interventions opératoires et autres consultations!.
* le prénom et les lieux ont été modifiés pour des raisons de confidentialité
